Les tatouages religieux khmers

Les tatouages religieux khmers
Malgré toute leur beauté, les tatouages khmers ne constituent pas une coquetterie. Ils appartiennent au domaine du religieux. Leur apparition serait contemporaine de l'arrivée du Bouddhisme Theravada dans la péninsule indochinoise. Au 13ème siècle, des écrits du Chinois Zhou Daguan mentionnent les tatouages protecteurs du Roi Jayavarman. Car en effet, si le tatouage est religieux, son rôle est de protéger celui qui le porte. Ainsi existe-t-il des tatouages qui permettent d'éviter les flèches, de rendre invisible quand on a perdu ses armes, de ne pas être piétiné par un éléphant, d'avoir l'agilité et l'immunité d'Hanuman, le Roi des singes, ou plus simplement, de gagner au jeu... Ces vertus font que les tatouages rituels khmers sont particulièrement recherchés par les soldats. C'est le maître, le tatoueur, qui décide seul de la formule (yoan) qu'il écrit sur le disciple, le tatoué. Il la choisit en fonction de la personnalité de ce dernier et des protections recherchées. L'encre du tatouage est traditionnellement constituée de pâte d'encre de Chine, de bile humaine d'un ennemi malchanceux, de bile d'oursin, de bile d'ours des cocotiers, de bile de serpent et de bile de crapaud.

De nombreux rituels jalonnent la réalisation du tatouage. Cela va des cérémonies qui ont lieu avant et après le tatouage, en passant par les formules récitées par le maître lorsqu'il tatoue. Lorsque le tatouage est achevé, le rituel de consécration rend effectif son pouvoir. Les pétales de 7 fleurs sont disposés dans une eau rituelle, ainsi que 21 feuilles de bétel portant des formules en pali et représentant les 21 vertus, une dent de phacochère frottée avec de la cire de frelon, la tête brisée d'une statuette de Brahmâ, un talisman prélevé d'une tige de bambou... Le maître invoque les fantômes de ses propres maîtres, le disciple devient initié et boit l'eau rituelle. Par la suite il devra visiter 7 vénérables moines dans 7 monastères différents pour réaliser le rituel de l'aspersion. A l'issue de quoi, il deviendra un être nouveau.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 09 décembre 2009 05:17

Preah Vihear

Preah Vihear
Le temple de Preah Vihear, dédié à Shiva, se trouve au bord d'un plateau qui domine la plaine du Cambodge. Composé d'une série de sanctuaires reliés par un système de chaussées et d'escaliers s'étendant sur un axe de 800 m, le temple date de la première moitié du XIe siècle. Son histoire complexe remonte cependant au IXe siècle, époque à laquelle un ermitage a été fondé. Ce site est particulièrement bien préservé, essentiellement en raison de sa situation reculée. L'ensemble est exceptionnel pour son architecture, adaptée à la fois aux contraintes naturelles du site et aux fonctions religieuses du temple, ainsi que pour la qualité des ornementations de pierre sculptée.

Le Temple de Preah Vihear est un chef-d'œuvre remarquable de l'architecture khmère, de par sa topographie, ses décors et sa relation avec le cadre naturel spectaculaire. Il est très « pur » dans sa configuration comme dans la finesse de ses décors.

L'authenticité a été établie du fait que les édifices et leurs matériaux expriment parfaitement les valeurs du bien.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 09:38

Kingdom of Wonder

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 09:55

Klap Ya Handz - Tracks ( Arte )

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 11:43

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 12:09